Louis Bouillet-Gustave Flaubert
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En 1872, Gustave Flaubert signe une lettre virulente publiée dans le journal parisien Le Temps, attaquant ouvertement la municipalité de Rouen.
En réponse au refus de la ville d’accorder un emplacement pour un monument en hommage à son ami Louis -Hyacinthe Bouilhet, Flaubert rédige son texte le plus mordant , " Conservateurs, qui ne conservez rien ". LIEN
Il y dénonce une bourgeoisie rouennaise aveugle à la valeur de la culture, incapable d’honorer un écrivain faute de retombées politiques ou financières.
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Avec cette lettre, Flaubert dépasse la défense amicale . Il accable une société qui réserve la mémoire collective à ceux qui peuvent se payer une statue.
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Poète, dramaturge et conservateur de la bibliothèque de Rouen, Louis Bouilhet fut le confident intellectuel et littéraire de Flaubert .
Son succès populaire au théâtre et son influence sur la rédaction de Madame Bovary méritaient un monument visible dans la ville.
Une souscription publique, lancée après sa mort, en 1869, rassemble alors 14 000 francs or, preuve d’un réel attachement local à sa mémoire. LIEN et Lien
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La ville oppose d’abord des arguments administratifs et financiers, mais en toile de fond se joue un rejet idéologique et peut-être politique, dans une période post-Commune tendue.
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Grâce à la mobilisation du comité mené par Flaubert, la fontaine ornée du buste de Bouilhet est inaugurée en 1882, deux ans après la mort de l’écrivain.
Derrière le Musée des Beaux-Arts, elle subsiste aujourd’hui, rappel modeste mais tenace d’un homme de lettres et d’un combat pour la reconnaissance artistique.
Abdelkarim Belkassem
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