Les ouvrages d’un éditeur néonazi...
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La mairie de Toulouse n’a pas tardé à réagir aux révélations de "Mediacités" * sur la présence dans ses bibliothèques d’ouvrages d’Auda Isarn, bibliothécaire, une maison d’édition néonazie. Ils ont été retirés de la consultation au public.
*Mediacités est un journal en ligne d’investigation locale présent à Lille, Lyon, Toulouse et Nantes. Autres partenaires : Marsactu à Marseille, Le Poulpe en Normandie, Rue89 Strasbourg et Rue89 Lyon, le Bondy Blog (Seine-Saint-Denis) et Guyaweb (Guyane).
Une douzaine d’ouvrages d’Auda Isarn étaient consultables par le public toulousain.
Treize exemplaires recensés dans les collections sont "entrés au titre du dépôt légal imprimeur avant 2020 ", et parmi eux, neuf ont été acquis " au titre du fonds régional ou de l’intérêt local dans les bibliothèques de prêt ".
La mairie a décidé de retirer de ses collections les exemplaires qui ne relèvent pas du dépôt légal […] pour ne pas apporter sa caution à cette maison d’édition dont elle réfute les orientations et valeurs .
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"En dépit de leur caractère grand public et parfaitement légal, la mairie de Toulouse a décidé de les retirer de ses collections afin de ne pas soutenir ni donner de visibilité à cette maison d’édition."
Y figuraient une œuvre de Saint-Loup, pseudonyme de Marc Augier et deux autres signées Pierre Gillieth, nom de plume de Bertrand Le Digabel, fondateur d’Auda Isarn (qui est précisément le nom d’un personnage d’un roman de Saint‐Loup) et bibliothécaire de la ville. Agent de la mairie de Toulouse, il ne s’est jamais fait connaître à son employeur sous son nom d’emprunt .
Abdelkarim Belkassem
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