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La langue arabe est l'identité des musulmans  dans le monde. Elle a pour surnom la " Langue sacrée " par son  lien avec le livre coranique . " On l'a révélé en arabe " dit Dieu .
Le choix de cette langue, celle des paroles sacrées, n'est pas anodin. La langue joue le même rôle que les consignes de l'Islam. Elle unit les croyants. J'aurais pu lui donner le terme de " pilier " mais ces derniers ne sont que cinq comme l'annonce le Coran. Mais le sens est là, pour la langue car  elle reste, elle aussi, sacrée et l'ordre de la respecter est présent.
On ne peut lire le vrai le Coran sans connaître la langue arabe et je sais que la prière n'est pas juste si on ne la lit pas dans le texte. C'est ainsi que la présence de cette langue est importante pour les pays musulmans et arabes et aussi dans le monde, comme en Amérique ou en Asie ...

La richesse des Arabes et des pays musulmans, c'est qu'ils ont deux types de langues. Une pour la vie des prières et l'histoire et l'autre, pour  la vie quotidienne et l'identité. Si la langue arabe littéraire reste la première, la deuxième sera le dialecte et les autres langues régionales comme le tamazigh, le tichalhin et le tarifit .
La première organise la vie religieuse et l'esprit et l'autre la société avec ses différents courants qu'ils soient musulmans ou non, croyants ou non. On ne peut en aucun cas diminuer l'intérêt de la langue arabe littéraire, alors que les pays organisent son adaptation dans leurs programme scolaires pour les enfants d'origine arabe ou non .
C'est vrai qu'il est inutile d'étudier la dialecte. Il est là, en nous ! On l'entend avant de naître et ensuite là où on se trouve, à la maison, comme dans la rue. Il  représente une richesse: Des poèmes, des récits, des prêches et des dictons d'anciens... des pièces théâtrales dans les halka et autres.
De nombreux écrits sont témoins de sa richesse et des amateurs du dialecte s'activent chaque jour pour lui coudre des atours royaux. Des études universitaires existent et des livres de poésie de malhoune, dont des  thèses de doctorat  sont défendues dans différentes universités internationales dont le  Maroc. Ceci montre l'intérêt que portent les Marocains à leurs dialectes, comme partout s dans le monde, par  exemple en Egypte, dans des films  et des pièces théâtrales . C'est suffisant car les musulmans au Maghreb comme partout ne peuvent se passer de la langue arabe littéraire, la langue du Coran et des paroles sacrées. La séparation avec la langue littéraire est comme une coupure avec la religion islamique. On veut penser autrement en utilisant une autre langue. Comme si on refusait les ordres de l'Islam, lorsqu'on réfléchit en dialecte. On veut d'autres langues et d'autres lois que celles qui créent des polémiques si on pense avec la langue actuelle.
La langue arabe est capable, comme la religion islamique de vivre pour tout temps et tout lieu. Elle s'acclimate comme le sens des livres sacrés. C'est l'oeil de la vérité religieuse. Dieu demande  ce qui est dans la capacité humaine des hommes  sinon, il créerait des anges à leur place. L'histoire nous donne des exemples: En Andalousie, les Arabes ont initié une langue qui s'est très bien intégrée avec une société qui n'était pas uniquement  arabe  avec des musulmans, des chrétiens, des juifs et autres.
Ils parlaient tous la langue arabe alors que chacun restait libre dans sa foi. Ils étaient fiers de la parler et elle est devenue internationale. Il suffit de se souvenir que le roi d'Angleterre a envoyé un groupe d'élèves pour étudier dans les universités à Cordou et que des lettres manuscrites témoignent de l'amour pour la langue et les sciences, écrites en arabe.
Les traductions des sciences et de la philosophie grecque, flamme de l'évolution en Europe étaient des manuscrits et des livres arabes. Des étudiants des universités occidentales tenaient dans une main le livre d' Aristote et dans l'autre main le livre d'Averoes, le savant arabe qui explique le premier. De grands savants témoignent qu'avec ce livre arabe , ils réussissent à comprendre Aristote.
La musique arabo-andalouse et ses poèmes en étaient un exemple. Elle est une langue proche de la quotidienne parlée par le peuple. C'est ainsi qu'on arrive à approcher, la connaissance savante, de celle qui ne l'est pas. On attire le peuple vers un haut niveau et c'est le but de l'école et des institutions du savoir. Au Maroc la langue dialectale était parlée  par des musulmans mais aussi des chrétiens, des juifs et d'autres sans religion.
Le retour au dialecte peut prendre le sens d'un retour en arrière, à celui des tribus avant l'arrivée des conquérants musulmans. Aux coyances avant l'union des Marocains et la formation du Maroc. Au temps des guerres civiles qui na rien à voir avec l'évolution et le trajet que les Marocains ont parcouru pendant des siècles. Le monde voit son évolution dans l'union, même pour la langue.

Les savants parlent des langues bénéfiques pour les sciences et les hommes. Le Maroc n'a pas de temps pour réfléchir et encore moins de faire demi-tour dans la préhistoire. Il faut suivre l'action mondiale et réaliser l'avenir. Parler une langue rapproche les hommes et, dans le monde arabe, la langue du  Coran  est capable d'unir les musulman.
Le recul existe parce que chacun de nous se croit juste contrairement aux autres . Des guerres inutiles détruisent et tuent. On perd ce qu'on a connu avant. Il ne reste que des ruines dues au courant des tribus jahilites.
Si les hommes ont pensé qu'avec cette religion, ils seraient unis, avec la langue arabe littéraire, aussi, c'est possible !

Abdelkarim Belkassem

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